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Texte tiré du livre des Guérisseurs, portrait réalisé par Jenny Magaly en 2012

Alain Frey, Guérisseur et secrets généraux, Penthaz (VD) (aussi animaux)
Brûlures, cicatrices, douleurs, hémorragies, opérations, verrues, angoisses, mal-être, chimio et radiothérapies, psoriasis, zona, tous maux de l’être, guérison spirituelle, médiumnité, sentiment d’abandon, dépression, déblocages intérieurs, coaching

« Il faut toujours essayer. On ne risque rien et parfois les résultats sont surprenants. Ce n’est pas important de savoir qui a aidé, c’est d’aller mieux. Le guérisseur travaille, essaye, mais toujours dans la plus grande humilité »

Alain a découvert son don à l’adolescence, lors du divorce de ses parents.  Il s’est alors tourné vers la philosophie bouddhiste qui lui a permis de mieux accepter les injustices de la vie et ce que d’autres religions n’expliquent pas. « A cette époque,  j’étais déjà considéré comme un marginal par les autres élèves de l’école. Je parlais de réincarnation et à l’époque ce n’était pas une notion connue. Mais j’ai compris aussi que c’est la souffrance et le vécu qui font ce que l’on est ». Mal dans sa peau il consulte une personne qui lui annonce qu’il a un don, mais qu’il est encore trop jeune pour l’utiliser. Il faut attendre que les choses se déclenchent d’elles même, quand il sera prêt. C’est ainsi que, sur le tard, il croise la route d’un guérisseur qui va l’initier. « J’étais bouleversé, mais j’ai su tout de suite que c’est cela que je devais faire. Depuis, je n’ai jamais cessé de pratiquer ». Le guérisseur lui confie ses secrets « qui n’en sont pas en fin de compte. Tous ceux qui ont de l’empathie peuvent aider, sur la personne, à distance, avec ou sans formule. Les gens s’attendent à du spectaculaire, mais ce qui se passe a toujours existé ». Le secret a été la base, mais Alain a ensuite suivi des cours pour apprendre à augmenter son énergie vibratoire, « mais ce n’est pas le cours qui fait le guérisseur, c’est l’être ». Il a reçu des messages importants lors de séances de Channeling et il a compris qu’il devait d’abord avancer lui-même pour mieux aider les autres. En touchant les corps, il sent des points chauds là où ça ne va pas. Et si cette faculté lui a toujours semblé naturelle, ce n’est qu’à l’âge de 50 ans passés qu’il a accepté de commencer à pratiquer. «  Il y a dix ans encore, je n’aurais jamais pensé ouvrir un cabinet… On ne gère pas tout. On ne peut pas tout faire pour tout le monde. Mon parcours de vie difficile a sans doute aiguisé mes perceptions. Très tôt, j’ai eu des flashs, des prémonitions, des signes. Parfois je ne savais pas les interpréter et je culpabilisais de ne pas avoir compris à temps. Il n’y avait rien à comprendre, ce sont des signes. Avec l’expérience, on apprend à gérer ça aussi. Mais il faut accepter qu’on n’a aucune influence sur la vie ». Au début, Alain ne voulait pas être connu, rester dans l’ombre. Sa vie était assez compliquée. Il était mal compris, surtout par ses proches et il a dû faire face à un certain rejet. Pourtant, il décide de continuer son chemin. « Quand les gens ont demandé à me rencontrer, j’ai paniqué. Et ils n’étaient pas contents ! Ils avaient besoin de ce contact. J’ai alors décidé d’ouvrir un cabinet dans le studio qui était occupé par ma fille. Dès mon installation, toutes mes capacités se sont développées. Je n’ai rien pu faire contre. C’était comme une spirale qui m’aspirait. Avec d’autant plus de force que cela faisait de nombreuses années que tout ce potentiel sommeillait en moi. La rencontre avec mon second Maître fût un détonateur. Près de dix initiations en Reiki, Tara et autres, ont boosté mon être, et apporté un plus par des moyens et techniques nouvelles pour moi ». Il arrive toujours à faire quelque chose pour ceux qui viennent dans son cabinet et il travaille ensuite également à distance si besoin, mais il ne fait jamais de promesses. « Les gens aiment la franchise. On n’a aucun pouvoir. On n’est rien, on n’est personne. Tout ce qu’on peut faire c’est transmettre de l’énergie et après c’est la vie qui décide. C’est pour cette raison que je n’aime pas le mot guérisseur ». Les énergies font tout d’elles-mêmes et s’il y a parfois des « miracles » et qu’il ressent une très grande satisfaction, il y aura toujours quelque chose ou quelqu’un qui le remettra à sa place. « La prétention c’est risqué et si les lettres de remerciements, de témoignages, ainsi que le bonheur de pouvoir aider me mettent du baume au cœur, j’ai appris à rester humble ». Il sait aussi qu’il doit être en bonne santé, car un guérisseur malade est un mauvais canal. Heureusement, il ne ressent aucune perte d’énergie étant donné qu’il est uniquement Canal quand il soigne. Il a constaté que le parcours  des consultants est souvent le même : d’abord le médecin, ensuite le spécialiste, puis l’opération et finalement le guérisseur quand les résultats ne sont pas là. Quelques personnes sont devenues des patients fidèles et viennent le voir cinq ou six fois par an pour entretenir leur forme. La séance dure une heure, parfois plus.  « Les gens viennent une fois chez moi, après ils sont libres de revenir si le soin leur a convenu. Je ne pousse jamais à prendre d’autres rendez-vous à l’avance. Je sais que certains le font et que parfois des guérisseurs, moins scrupuleux, soignent par appât du gain ». Il laisse les patients être dans le ressenti.

Maintenant à la retraite, le cabinet et la gestion de son site Internet lui prennent beaucoup de temps. A ce propos il souhaite faire une mise au point : « J’entends souvent des gens qui me disent que le don devrait être gratuit, mais aider les autres c’est un travail qui demande du temps et de l’énergie, on est donc en droit de demander un échange. Actuellement, dans l’ère du Verseau, il y a un grand malaise. Tout va vite, les gens divorcent, tout le système s’écroule. Les angoisses, le doute, le manque de confiance en soi éloignent l’être de sa vraie personnalité. On doit correspondre à un schéma que la société exige de nous, on fait tout faux. On vit dans la peur et on développe des maladies à cause de son mal-être. On oublie le vrai but de la vie. Le développement de son Soi, l’évolution de l’Être. On apprend aux jeunes d’être les plus forts, les meilleurs, qu’il faut gagner beaucoup d’argent et avoir le pouvoir ». Il constate que dans sa relation avec les consultants, les mêmes problèmes surviennent : « On a tendance à nous demander tout et tout de suite, comme si c’était un dû. Certains se montrent arrogants et vous fixent des délais pour la guérison. Il est évident que lors de brûlures ou hémorragies, nous ne pensons jamais à un gain, mais seulement au bien de la personne. Mais pour le reste il s’agit d’un service et je ne vois pas le problème à demander quelque chose en retour. Qui accepterait de travailler huit à dix heures par jour sans être payé? Etre dans le donner-recevoir et non le prendre. Le système veut cela, tout au rabais ou encore mieux, gratuit. C’est une sorte d’effort que les gens doivent faire, c’est un échange ». Il ne refuse jamais son aide, mais il a dû supprimer son répondeur automatique parce que les gens téléphonaient de toute l’Europe, laissaient un message et comme il rappelait, les factures étaient immenses. Il reçoit une dizaine d’appels par jour et soigne sur demande en fin de journée ou le samedi également. Même s’il pouvait recevoir plus de consultants, il préfère prendre le temps nécessaire à chaque personne, parfois plus d’une heure, et s’accorder une pause entre chaque soin. Il s’occupe parfois de toute la famille et pas seulement du malade, parce que le problème est global. Les changements dans la vie peuvent être très grands. Au départ, c’est douloureux, mais quelques mois plus tard les gens se sentent mieux. Alain, lui, laisse les choses venir. Il demande l’harmonie et écoute sa voix intérieure. Depuis toujours il sait que la vie ce n’est pas le pouvoir, l’argent, le paraître. Il faut savoir lâcher prise et la solution arrive. C’est ce qu’il a essayé de transmettre à ses filles.

Il tient à souligner un autre problème lié à son activité de guérisseur : le manque de respect de certaines personnes. « Je veux bien être dérangé la nuit ou le week-end pour des urgences, accidents, brûlures ou hémorragies. Mais m’appeler le soir tard ou la nuit pour des verrues qui sont déjà là depuis des mois, voire des années, c’est vraiment n’importe quoi et ça arrive de plus en plus souvent. Et pour beaucoup de personnes on devrait tout faire à distance et tout de suite, ce que la médecine ne peut régler. Et quand je propose une séance au cabinet et que je donne mon tarif, certains se rétractent, râlent, et ne veulent pas débourser le moindre centime pour ce qui peut leur apporter un soulagement ».  Il donne l’exemple d’une femme qui voulait absolument avoir un enfant et avait déjà essayé plusieurs fécondations in vitro qui avaient échouées. Ces interventions coûtent très cher et ne sont pas prises en charge par les assurances.  Quand elle a appelé pour demander l’aide d’Alain, il lui a suggéré de faire une séance et annoncé le prix. Elle lui a répliqué qu’elle n’avait plus les moyens et lui a demandé s’il ne pourrait pas régler ce problème en vitesse par téléphone. « Franchement, j’étais choqué… ». Il déplore aussi le fait qu’on lui téléphone quand quelqu’un est déjà sur la table d’opération, il préférerait le savoir avant pour qu’on lui envoie une photo sur laquelle il peut travailler à distance et se préparer pour l’heure à laquelle aura lieu l’intervention. Il arrive que quelqu’un demande de l’aide pour une personne qui n’est pas ouverte à ces pratiques et qui n’en voudrait pas. « Dans ces cas je refuse catégoriquement d’entrer dans les énergies d’une personne qui ne veut pas, sauf en des exceptions rares. Si je le faisais sans son autorisation, j’aurais l’impression de commettre un viol… et cela me retomberait dessus. Il y a parfois un malaise parce que les gens ne comprennent pas et pensent que je ne veux pas aider, mais ce n’est pas le cas. On doit respecter la volonté de chacun. De toute façon, on ne peut pas aider tout le monde. On n’en a pas le droit ». S’il est sur place lors d’un accident, il fait toujours quelque chose : « Le simple fait que je sois là à ce moment précis est comme le signe que je dois intervenir sans demander d’autorisation ».

Alain Frey estime que les maux physiques et psychiques viennent d’un mal-être général, du stress, des angoisses, des conflits. Il reconnaît aussi que les chocs émotionnels en sont souvent la cause et comme l’être humain, contrairement à l’animal, a toujours tendance à tout mentaliser, il ne peut pas digérer ces chocs. « Les gens doivent comprendre qu’ils ont un travail à faire sur eux. Chez le médecin, ils reçoivent des médicaments, mais ils ne vont jamais essayer de trouver la cause du mal intérieur. Evidemment c’est plus facile d’avaler une pilule que de se remettre en question, d’apprendre à lâcher prise, de changer sa façon de penser ou son comportement. Il est primordial d’avoir des prises de conscience que peut-être le problème vient de soi, pas des autres. C’est dur, mais c’est le seul moyen d’avancer ». Il n’hésite jamais à conseiller à quelqu’un d’aller voir son médecin ou d’aiguiller cette personne vers un autre thérapeute. Il n’a pas de contacts négatifs avec le monde médical et n’essayerait jamais de prendre leur place. Chacun son travail. Si des consultants ne supportent pas bien certains traitements prescrits par un médecin, il leur dit d’aller en parler avec lui pour éventuellement changer de médicament et c’est tout. « J’ai eu un cas, très difficile à gérer suite à un problème d’interprétation. Une dame âgée a appelé pour son petit fils atteint de diabète. Je lui ai proposé de travailler à distance parce qu’ils habitaient dans le Jura et j’ai préparé un mélange de fleurs du bush Australien pour le diabète. La dame a compris qu’elle pouvait arrêter le traitement du petit, ce qui n’a jamais été mon propos bien sûr et on a frôlé la catastrophe… ». Il obtient de bons résultats avec les enfants surtout liés aux conflits conjugaux, divorces, remariage, naissance de nouveaux enfants, etc.  «  Les enfants traumatisés perdent un peu de leur identité dans ces familles recomposées où le mal-être est plus important qu’il n’y paraît, surtout à cause des non-dits ». Il se montre très prudent quand il s’occupe d’adolescents dépressifs, toujours plus nombreux en cette époque.  Pour soigner, il utilise, entre autres, une huile ayurvédique quantique et vibratoire spéciale dans laquelle sont réunies les trois énergies de l’Ayurveda (Pitta, Vata et Kapha). « On applique cette huile et le corps choisit l’énergie qui lui manque ponctuellement et équilibre ainsi ces énergies ». Il pratique aussi ce qu’il appelle « la géobiologie individuelle, quantique et vibratoire », à savoir qu’il travaille de la même manière sur le corps humain que sur une maison: harmoniser la personne, ce qui a pour effet de ne pas nécessiter une intervention sur l’habitat. Son intuition lui permet de déterminer quel traitement appliquer à telle personne. Il commence toujours par une harmonisation, un alignement des chakras. « Quand l’équilibre des énergies est défaillant, la personne ne peut pas aller bien. Aligner les chakras permet de rééquilibrer ces énergies ». C’est à ce moment qu’il a des flashs. Il laisse venir et ne cherche pas d’explication. Le canal est ouvert entre lui et le consultant. « L’énergie est très forte dans le cabinet, même si elle ne se voit pas, certains la ressentent ».

En plus de son travail de magnétiseur, il s’est équipé avec des appareils dont un SPA ionique qui permet de « désintoxiquer » la personne : élimination des métaux lourds, toxines, déchets du corps, tabac, débris cellulaires des articulations ou de la peau, rétention d’eau, etc. Des bienfaits visibles rapidement. Il utilise ensuite le « bol d’air Jaquier » ou la respiration holistique qui agit sur la capacité pulmonaire et les voies respiratoires et augmente les défenses immunitaires. La lithothérapie (aide par les pierres de soins) fait aussi partie des moyens utilisés dans sa pratique, ainsi que l’utilisation d’Hydrolats de fleurs BIO, agissant sur différentes parties du corps et de l’esprit. Il ne renie pas la part de placebo, mais insiste sur le fait qu’il faut tenir compte du psychologique et quand une personne peut discuter, se libérer, voire pleurer, elle se sent mieux après. « Je suis parfois en direct dans la souffrance des gens, mais j’ai appris à me protéger, moi et la personne que je traite ».
Il ne voit pas de lien entre la religion et ce qu’il pratique. S’il a adopté la philosophie bouddhiste, c’est parce que c’est ce qui lui convient le mieux. Il estime qu’il n’est pas nécessaire de tout savoir et de tout justifier et expliquer, comme c’est le cas de ceux qui cherchent des réponses sur les vies antérieures. « Avec le ressenti, notre voix intérieure, on ne se trompe jamais. Les chemins de vie sont différents, c’est tout. On ne peut pas être quelqu’un d’autre. Il faut s’accepter et ne pas voir uniquement ses défauts. C’est la seule façon d’avoir confiance en soi. Ce qui compte, c’est l’évolution personnelle, mais elle passe aussi par les autres ». Il pense qu’il faut laisser agir les énergies et que le mal n’existe pas, que c’est seulement un état quand on n’obtient pas ce que l’on veut. En prendre conscience permet d’aller vers le mieux. Il n’y a pas de règle, chacun a son rythme. « Devenir maître de son univers est toujours un chemin solitaire. Réveiller le médecin qui est en chacun de nous est important. On méconnait la capacité d’auto-guérison qui est présente tout au fond de nos tripes. Une puissance incroyable qui est là et qui dort, que l’on ignore ».

« Je me sens bien dans ma peau, ma vie est super ! Je me contente de peu. Comme tout le monde, j’ai parfois des doutes et l’envie de tout arrêter, mais ça ne dure jamais. Je préfère être dans l’ombre pour éviter le piège de la notoriété et de l’ego surdimensionné. Je n’ai en tout cas pas l’impression d’avoir un quelconque pouvoir sur les gens. Dans mon cabinet, on rit beaucoup, même si la situation est parfois dramatique. Je suis toujours à l’écoute et essaie de transmettre du bonheur. Mon âme a choisi cette vie et il faut savoir qu’aider les autres nous apporte beaucoup ». On lui a déjà demandé s’il pratiquait la magie noire, mais il se sent incapable de faire autre chose que le bien.
Il est vrai qu’il m’est impossible d’imaginer cet homme sans prétentions matérielles, qui  respire la bonne humeur et la positivité, faire du mal aux autres. « Je sais que j’ai fait du bon travail et qu’une personne est bien harmonisée parce qu’elle est rayonnante ». En sortant de son cabinet, je me sens pleine d’énergie. Serais-je plus rayonnante moi aussi grâce à Alain ?

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